Les invités qui se dérobent "ont peur de la gratuité de Dieu" (François)

Un roi organise un banquet pour ses noces. Cette invitation n’est pas spécifique à la fin des temps. Elle est adressée à chaque instant de notre vie : "es-tu prêt à m’ouvrir ton coeur, à accueillir mon amour ? A abandonner ta confiance dans tes propres sécurités pour accueillir le Royaume comme un enfant ?".
"L’Amour de Dieu est gratuit, il ne demande rien en échange.
Il demande seulement de l’accueillir." Pape François, tweet 23/6/2015
Les portes du roi sont ouvertes, ce sont les invités qui refusent (...)

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Pharisien ou publicain, l’important est d’ouvrir son coeur

La pointe de la parabole du pharisien et du publicain est-elle l’aveu des péchés, comme on le dit souvent ?
Le pharisien passe en revue ses qualités, se repose sur sa perfection morale. Il croit gagner son ciel.
"Ouvre ton coeur et laisse entrer la grâce du Seigneur. Le salut est un don, et non une façon extérieure
de se présenter." François, tweet du 16/10/18
Le publicain ouvre son coeur à l’amour de Dieu, qui est gratuit. Il laisse le Royaume s’approcher de lui, pénétrer tout son être, ses ombres (...)

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Soixante-dix fois sept fois

Pardonner soixante-dix fois sept fois... impossible à vue humaine, pourtant Jésus fait du pardon sans limite une clé du Royaume.
Juste après cet appel radical, Jésus raconte une parabole : un homme supplie son maître de lui accorder un délai pour rembourser une dette colossale (10 000 talents). Saisi de pitié, le maître lui remet toute sa dette. Juste après le débiteur rencontre un compagnon qui lui devait une toute petite somme. Il le fait jeter en prison. Son maître lui a tout pardonné et il ne (...)

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Abraham, que nous révèles-tu du Royaume ?

Dans la parabole du riche et de Lazare, apparaît Abraham.
Comme François d’Assise, Abraham est une figure incontournable pour comprendre le Royaume.
Abraham est le père de tous les croyants, il préfigure le rassemblement de tous les hommes en une seule famille où les différences sont sauvegardées.
Le riche de la parabole n’a pas expérimenté cette fraternité universelle, il est resté dans son milieu. Sa vie au ciel est à l’image de sa vie sur terre : fermée aux autres, centrée sur lui.
Abraham est la (...)

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"Consacre-les dans la vérité" Jn 17,17

"L’Esprit du Seigneur est sur moi ; il m’a consacré par l’onction". Lc 4,18
Jésus parle d’une consécration parce qu’il inaugure le Royaume de l’Amour.
L’onction est celle de l’Esprit d’Amour qui imprègne et pénètre tout l’être de Jésus
(St Jean de la Croix parle des onctions du Saint Esprit).
Nous avons nous aussi à recevoir cette consécration, à accueillir l’Esprit Saint et à nous laisser
transformer par lui.
La vérité, c’est l’Esprit d’Amour qui fait son oeuvre en nous pour que Jésus vive en nous, (...)

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Le trésor et le coeur : deux choses qui n’en font qu’une

Dans la parabole du trésor caché dans le champ (Mt 13,44), Jésus révèle l’existence d’un trésor
dans notre terre intérieure, la terre de notre coeur : l’Esprit Saint, l’Agapé.
"Thaïs me livre un trésor, le plus pur, le plus convoité : l’Amour. Celui avec une majuscule".
Anne-Dauphine Julliand
Les sacrements, l’oraison, l’amour de nos proches aident cette zone à s’ouvrir, à se réchauffer.
Jésus nous intime de veiller sur notre coeur Mc 13,17 ; veiller comme les vierges sages afin qu’il demeure dans (...)

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Pauvre pour les pauvres : "il s’est fait péché pour nous"

Que penser des miracles ? Jésus est-il un super héros ? Pour Dietrich Bonhoeffer, c’est la faiblesse de Dieu qui opère des miracles : "il a pris sur lui nos infirmités et s’est chargé de nos maladies" écrit-il en citant Matthieu 17,1 et Isaïe.
"Dieu se laisse déloger du monde et clouer sur la croix. Dieu est impuissant et faible dans le monde, et ainsi seulement il est avec nous et nous aide. Il est manifeste d’après Mt 8,17 que le Christ ne nous aide pas par sa toute puissance, mais par sa faiblesse et (...)

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Indissoluble ou soluble en Dieu ?

Dans son dialogue sur le mariage avec les pharisiens, Jésus pointe la dureté de coeur Mt 19,8 qui conduit à la répudiation. Ni condamnation ni fatalité dans son propos : le semeur répand le germe de l’amour dans tous les cœurs, avec prodigalité et patience, transformant la terre rocailleuse en une terre tendre, imprégnée d’amour. Tel est agapè, l’amour que Dieu nous porte sans qu’on le mérite. Le sacrement de mariage actualise ce don gratuit de l’amour divin, amour qui permet de s’accepter et d’accepter son (...)

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"Tout homme qui se met en colère..."

Dans le sermon sur la Montagne, Jésus rappelle deux interdits constitutifs de la loi juive : le meurtre et l’adultère. Mais il en creuse le sens.
"Les hommes regardent l’apparence, Dieu regarde le coeur" 1 Samuel 16,7
Les pharisiens se comptaient pour des justes car ils respectaient la loi. Ils n’avaient pas commis de meurtre, ni d’adultère.
Jésus va au-delà de ce manichéisme. Il nous dit que le mal commence dans nos pensées et nos paroles :
"c’est du coeur de l’homme que viennent les pensées (...)

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Dans le Royaume, la foi disparaît

"Souvenez-vous de l’Hymne à la charité, dans la Première Epître aux Corinthiens. C’est ce très beau texte où saint Paul évoque ce qu’on appellera plus tard les trois vertus théologales, la foi, l’espérance, la charité (ou l’amour : agapè). La plus grande des trois, explique saint Paul, c’est la charité. Je peux avoir le don des langues, celui des prophéties, une foi à déplacer les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Puis saint Paul ajoute en substance : tout le reste passera, seule "la (...)

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