"Allez à ma vigne" : un amour divin dans les outres de notre coeur

La vigne c’est l’amour. Travailler à la vigne c’est ouvrir notre cœur à Son Amour.
Quels que soient mon parcours et mes péchés, je peux m’ouvrir à Son Amour. Les derniers employés reçoivent le même salaire que les premiers car "le propre de l’Amour est de s’abaisser".
Le sarment doit être émondé, nos cœurs ciselés.
Du père Christian Venard, aumônier militaire : "A la suite des saints, je suis persuadé que le Seigneur épure nos coeurs. Nous sommes ses sarments, il nous taille, cela fait mal, mais si nous (...)

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"Quand est-ce que nous t’avons vu... ?" : Jésus n’appelle pas à une religion, mais à la vie

Quand on aime, on ne compte pas... Se dépenser sans compter pour les plus démunis, parce qu’ils sont les plus proches de Jésus. C’est ainsi que l’on comprend habituellement la parabole du « jugement dernier ».
Pourtant, à y regarder de plus près, c’est la surprise des brebis qui attire notre attention : « quand est-ce que nous t’avons vu... ? » Elles sont toute étonnées d’apprendre qu’elles ont servi Jésus.
La charité voulue par le Christ n’est pas de l’ordre du calcul ou du savoir. Dieu n’est pas dans un (...)

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« Les invités n’en étaient pas dignes » Mt 22,18

Un maître organise un banquet pour ses noces. Il invite les hommes
sans condition. Il les appelle comme ils sont.
"L’Amour de Dieu est gratuit, il ne demande rien en échange. Il
demande seulement de l’accueillir." Pape François, tweet 23/6/2015
Les portes du roi sont ouvertes, ce sont les invités qui refusent
d’entrer. Leur cœur est fermé à l’Amour.
Comme le pape le souligne, les chrétiens peuvent avoir « peur de la
gratuité de Dieu : elle est si grande qu’elle fait peur » (homélie du 5/11/14).
En (...)

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Pharisien ou publicain, l’important est de s’ouvrir

La pointe de la parabole du pharisien et du publicain est-elle l’aveu des péchés, comme on le dit souvent ?
Le pharisien passe en revue ses qualités, se repose sur sa perfection morale. Son cœur est fermé à Dieu et aux autres.
Le publicain peut aussi verser dans l’autojustification. S’il suffisait de réciter une formule toute faite pour être sauvé, nous aurions le cœur fermé. Nous n’aurions pas besoin d’un sauveur.
Finalement, ce que pointe cette parabole c’est l’ouverture du cœur à l’Amour. Nous ne (...)

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Soixante-dix fois sept fois

Pardonner soixante-dix fois sept fois... impossible à vue humaine, pourtant Jésus fait du pardon sans limite une clé du Royaume.
Juste après cet appel radical, Jésus raconte une parabole : un homme supplie son maître de lui accorder un délai pour rembourser une dette colossale (10 000 talents). Saisi de pitié, le maître lui remet toute sa dette. Juste après le débiteur rencontre un compagnon qui lui devait une toute petite somme. Il le fait jeter en prison. Son maître lui a tout pardonné et il ne (...)

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Abraham, que nous révèles-tu du Royaume ?

Dans la parabole du riche et de Lazare, apparaît Abraham.
Comme François d’Assise, Abraham est une figure incontournable pour comprendre le Royaume.
Abraham est le père de tous les croyants, il préfigure le rassemblement de tous les hommes en une seule famille où les différences sont sauvegardées.
Le riche de la parabole n’a pas expérimenté cette fraternité universelle, il est resté dans son milieu. Sa vie au ciel est à l’image de sa vie sur terre : fermée aux autres, centrée sur lui.
Abraham (...)

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Le règne de la vulnérabilité de l’amour

Que penser des miracles ? Jésus est-il un super héros ? Pour Dietrich Bonhoeffer, c’est la faiblesse de Dieu qui opère des miracles : "il a pris sur lui nos infirmités et s’est chargé de nos maladies" écrit-il en citant Matthieu 17,1 et Isaïe.
"Dieu se laisse déloger du monde et clouer sur la croix. Dieu est impuissant et faible dans le monde, et ainsi seulement il est avec nous et nous aide. Il est manifeste d’après Mt 8,17 que le Christ ne nous aide pas par sa toute puissance, mais par sa (...)

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Indissoluble ou soluble en Dieu ?

Le Royaume signifie l’union totale avec Dieu dans notre coeur, matérialisée par l’huile de l’amour qui nous unit à l’Epoux. En mentionnant que cette huile ne peut être partagée, pas même entre conjoints, l’évangile sous-entend que c’est la relation amoureuse de chaque personne avec le Christ qui est fondamentale.
Le père Henri Caffarel évoque une "virginité du coeur" à laquelle nous sommes tous appelés, qui est "don sans réserve, totale appartenance au Christ". Dans son commentaire du psaume 90, saint (...)

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Pêche miraculeuse : "Cherchez d’abord le Royaume..."

Comment comprendre le récit de la pêche miraculeuse ? Que s’est-il passé quand Simon a rencontré Jésus ?
"Avance en eau profonde", intime Jésus à Pierre.
L’eau profonde, c’est l’Esprit Saint. L’Esprit a été répandu dans nos cœurs (Rm 5,5). Il est l’eau vive qui désaltère les profondeurs de notre être, comme Jésus l’a dit à la Samaritaine.
Ainsi donc, Jésus inviterait Pierre à "basculer dans l’esprit", à descendre dans ses profondeurs.
"La barque de l’Eglise n’a pas la puissance des grands transatlantiques (...)

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"Consacre-les dans la vérité" Jn 17,17

"L’Esprit saint m’a consacré par l’onction".
Jésus parle d’une consécration parce qu’il inaugure le Royaume de l’Amour.
L’onction est celle de l’Esprit d’Amour qui imprègne et pénètre tout l’être de Jésus.
Nous avons nous aussi à recevoir cette consécration, à accueillir l’Esprit Saint et à nous laisser transformer par lui.
Jésus implore son Père avant sa Passion :
"consacre-les dans la vérité" Jn 17,17
"L’Esprit saint vous conduira dans la vérité tout entière" Jn 16,13
La vérité, c’est l’Esprit (...)

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A la recherche du trésor caché dans notre coeur

Dans la parabole du trésor caché dans le champ, le Christ nous révèle où se trouve le Royaume :
invisible au regard, il est caché dans le cœur.
"Jésus est un trésor caché, un bien inestimable que peu d’âmes savent trouver,
car il est caché et le monde aime ce qui brille (...) Pour trouver une chose cachée,
il faut se cacher soi-même. " Thérèse, Lettre 145
Dieu est déjà là, au-dedans de nous (st Augustin). C’est nous qui ne sommes pas là.
A cause du péché, l’homme vit « hors sol », à la surface de lui-même. (...)

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"Tout homme qui désire une femme..."

Dans le sermon sur la Montagne, Jésus rappelle deux interdits constitutifs de la loi juive : le meurtre et l’adultère. Mais il en creuse le sens.
"Les hommes regardent l’apparence, Dieu regarde le coeur"
Les pharisiens se comptaient pour des justes car ils respectaient la loi. Ils n’avaient pas commis de meurtre, ni d’adultère.
Jésus va au-delà de ce manichéisme. Il nous dit que le mal commence dans nos pensées et nos paroles :
"c’est du coeur de l’homme que viennent les pensées mauvaises" Mt (...)

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Dans le Royaume, la foi disparaît

"Souvenez-vous de l’Hymne à la charité, dans la Première Epître aux Corinthiens. C’est ce très beau texte où saint Paul évoque ce qu’on appellera plus tard les trois vertus théologales, la foi, l’espérance, la charité (ou l’amour : agapè). La plus grande des trois, explique saint Paul, c’est la charité. Je peux avoir le don des langues, celui des prophéties, une foi à déplacer les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Puis saint Paul ajoute en substance : tout le reste passera, seule "la (...)

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