Tous ensemble nous sommes l’image du Christ (Fils de l’homme)

Par l’expression "Fils de l’homme", il ne faut pas comprendre une apparition extraordinaire, "dans les nuages". Jésus annonce plutôt une manifestation de sa présence dans notre humanité. La fin du monde n’est pas la destruction de tout, mais la rencontre de nous tous avec le Christ, l’illumination de notre âme dans son Amour.
"Alors ce sera la fin. Comme un éclair jaillissant d’un pôle à l’autre, la présence silencieuse du Christ dans les choses se révélera brusquement (...). Comme la foudre, comme un (...)

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Une seule chair ou un seul coeur ? (Tobie et Sara)

Le monde va vivre une nouvelle Pentecôte qui réalisera l’union des cœurs. C’est Jésus, présent dans les coeurs à travers les flammes de son Amour, qui réalise l’unité : "Moi en eux... pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite" Jn 17,23
Elisabeth de la Trinité se sait pleinement unie à sa mère, mais dans le Christ qui vit dans ses profondeurs :
« Nous entrerons au plus intime de nous-mêmes, là où demeurent le Père, le Fils et l’Esprit saint et en eux nous serons tout une ».
A sa soeur Marguerite : (...)

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Vierges sages : "quand il viendra, trouvera-t-il l’amour sur la terre ?"

Le retour du Christ a lieu dans les coeurs sous la forme d’un "mariage spirituel" :
son amour s’unit au nôtre, attire notre amour dans le sien.
Thérèse à Marcel Van :
"Dieu a soif de nos pauvres petits cœurs sortis de ses mains créatrices, où il a déposé une étincelle d’amour provenant du foyer même de son Amour. Son seul désir est de recueillir ces étincelles d’amour et de les unir à son Amour infini, afin que notre amour demeure à jamais dans le sien. Ainsi, la force d’attraction de l’Amour nous attirera (...)

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Parabole des talents : vivre de la vie de Dieu

Avant de partir en voyage, un homme remet une somme d’argent à ses serviteurs. Puis il revient. Cette parabole parle du retour du Christ à la fin des temps, du règne de l’Amour dans le cœur de l’homme.
Le talent c’est l’amour
Les talents (somme d’argent) représentent l’agapè, cet amour que Dieu nous porte sans qu’on le mérite. Pourquoi les trois ne reçoivent-ils pas la même somme ? Ce passage de l’autobiographie de ste Thérèse nous éclaire : "Une fois, je m’étonnais de ce que le Bon Dieu ne donne pas (...)

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Laisser pousser notre ivraie avec ste Thérèse

« Experte en humanité », Thérèse de Lisieux recommande d’accueillir avec bienveillance
nos pensées ambigües. Ainsi les tentations contre la pureté ne doivent pas être craintes :
"C’est étonnant comme les âmes perdent facilement la paix à propos de cette vertu [la chasteté] ! Le démon ne l’ignore pas : c’est pourquoi il les tourmente tant à ce sujet. Et pourtant, il n’y a pas de tentation moins dangereuse que celle-là. Le moyen de s’en délivrer, c’est de les regarder avec calme, ne pas s’en étonner, (...)

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Marthe et Marie : "en dehors de moi vous ne pouvez rien faire" Jn 15,5

Marthe s’affaire au service de Jésus. Mais elle l’honore avec les lèvres, non avec le coeur.
Marthe s’agite. Ce n’est pas qu’une question de stress. Son coeur est inquiet, sollicité par l’intendance de la maison. Il ne repose pas en Dieu.
Jésus ne demande pas à Marthe de renoncer à son travail, à ses obligations matérielles.
Le Royaume n’est pas une fuite de nos responsabilités.
Il nous dit qu’au coeur de l’action nous pouvons avoir un coeur uni à la Vigne qui est Jésus lui-même,
un coeur (...)

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La vraie joie selon saint François (la vérité vous rendra libres)

François d’Assise est souvent décrit comme le saint de la joie. Une joie souvent affublée de naïveté,
voire de mièvrerie. C’est oublier que la joie franciscaine est toujours mêlée de larmes. Dans le
fameux récit de la "joie parfaite", François met en scène un frère affamé et frigorifié, que
le frère portier refuse d’accueillir en plein hiver et qui pourtant reste intérieurement paisible.
« Tous les maîtres de Paris sont venus à l’Ordre ; ce n’est pas la vraie joie. De même, tous les prélats (...)

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Avec l’eucharistie "devenir un avec Lui"

Le Christ nous laisse l’Eucharistie « dans un but bien précis : que nous puissions devenir un avec Lui », a affirmé le pape François dans son allocution avant la prière de l’angélus dimanche 16 août.
Pour le pape Benoît XVI, « l’Eucharistie est une « Pentecôte perpétuelle », parce que chaque fois que nous célébrons la Messe, nous recevons l’Esprit Saint qui nous unit plus profondément au Christ et qui nous transforme en Lui. » Exhort. apost. Sacramentum caritatis, n. 17
Chaque communion est une mini-Pentecôte
Cette (...)

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Un amour fort comme la mort (l’amour agapé)

Quand saint Jean affirme que "Dieu est amour", il dit en fait "Dieu est agapé". Ce mot souligne la dimension kénotique de l’amour. La kénose est l’effacement de soi face à l’autre : non pas moi mais toi. Non affirmation de soi mais émerveillement et enrichissement face à l’autre. C’est l’agapé du Christ qui s’est anéanti lui-même jusqu’à la mort sur la croix (Philippiens 2:5-8).
L’amour comme effacement, comme mort à soi-même.
La notion d’effacement est très présente dans la mystique juive. Selon la (...)

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Nuit de l’esprit : quand Dieu nous soumet à la tentation

« O nuit qui m’as guidé ! O nuit plus aimable que l’aube ! O nuit qui as uni l’amant et l’amante ! »
La nuit représente l’action du feu qui imprègne d’abord la surface de l’âme (sensibilité, intelligence) puis ses profondeurs.
Ce feu a d’abord une action bienfaisante, qui réchauffe l’âme à travers de multiples consolations. Ensuite il plonge l’âme dans l’obscurité, afin que le bois devienne feu lui-même.
« Voyez comment le feu embrase une bûche de bois. D’abord il la dessèche, d’où cette âcre fumée (...)

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L’union avec Dieu racontée par des oiseaux

Guidés par la huppe de Salomon, les oiseaux, métaphore de l’âme, partent en quête de Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation du Divin. Tant par sa forme (poésie) que sa thématique (union à Dieu), le Cantique des oiseaux, chef d’oeuvre de la littérature persane, est à rapprocher du Cantique des Cantiques de la Bible. De plus, ce texte mythique fait apparaître des convergences évidentes entre le soufisme et la spiritualité carmélitaine : est notamment souligné le rôle de l’amour dans la divinisation de (...)

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Marche sur les eaux : laisser Jésus venir à moi dans la nuit de la foi

La nuit, la mer, le vent... Ce décor pourrait symboliser la nuit de la foi telle que Jean de la Croix l’a présentée.
Un autre élément vient appuyer cette interprétation : dans la nuit de la foi, je dois renoncer à trouver Dieu par mes efforts. Il faut que je laisse Dieu venir à moi, faire son oeuvre en moi. N’est-ce pas aussi l’expérience de Pierre (Mt 14,22-33) ?
“L’âme doit bien savoir ceci : elle a beau ne pas sentir qu’elle marche, elle avance beaucoup plus que si elle mettait ses pieds en (...)

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L’unité dans la diversité

Jésus a prié pour l’unité entre les hommes, Marthe Robin a dit que la nouvelle Pentecôte conduirait à « l’union des cœurs et l’unité des peuples ». L’unité, est-ce la suppression des différences ?
Dans son testament, Christian de Chergé écrit que « la joie secrète de l’Esprit sera toujours d’établir la communion en jouant avec les différences ». Autrement dit, l’Esprit réalise l’unité en créant de la différence et en jouant avec les différences.
Souvenons-nous de l’épisode de la tour de Babel : tout le monde (...)

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