Marthe et Marie : "là où est ton trésor..."

Marthe s’agite. Ce n’est pas qu’une question de stress. Son coeur est pris par les questions matérielles. Or notre coeur est fait pour Dieu, il est le lieu des noces avec Dieu.
Cherchez d’abord le Royaume...
Jésus ne demande pas à Marthe de renoncer à son travail, à ses obligations matérielles. Le Royaume n’est pas une fuite de nos responsabilités.
Il nous dit qu’au coeur de l’action nous pouvons avoir un coeur libre pour le Seigneur, un coeur amoureux. Encore faut-il prendre le temps de nourrir (...)

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La vraie joie selon saint François

François d’Assise est souvent décrit comme le saint de la joie. Une joie souvent affublée de naïveté, voire de mièvrerie. C’est oublier que la joie franciscaine est toujours mêlée de larmes. En témoigne cette parabole que st François a imaginée pour définir la vraie joie.
« Tous les maîtres de Paris sont venus à l’Ordre ; ce n’est pas la vraie joie. De même, tous les prélats d’outre-monts, archevêques et évêques ; ce n’est pas la vraie joie ; de même le roi de France et le roi d’Angleterre ; ce n’est pas la (...)

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Le but de l’eucharistie : "Devenir un avec Lui"

Le Christ nous laisse l’Eucharistie « dans un but bien précis : que nous puissions devenir un avec Lui », a affirmé le pape François dans son allocution avant la prière de l’angélus dimanche 16 août.
Pour le pape Benoît XVI, « l’Eucharistie est une « Pentecôte perpétuelle », parce que chaque fois que nous célébrons la Messe, nous recevons l’Esprit Saint qui nous unit plus profondément au Christ et qui nous transforme en Lui. » Exhort. apost. Sacramentum caritatis, n. 17
Chaque communion est une mini-Pentecôte
Cette (...)

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Un amour fort comme la mort (l’amour d’agapé)

Quand saint Jean affirme que "Dieu est amour", il dit en fait "Dieu est agapé". Ce mot souligne la dimension kénotique de l’amour. La kénose est l’effacement de soi face à l’autre : non pas moi mais toi. Non affirmation de soi mais émerveillement et enrichissement face à l’autre. C’est l’agapé du Christ qui s’est anéanti lui-même jusqu’à la mort sur la croix (Philippiens 2:5-8).
L’amour comme effacement, comme mort à soi-même.
La notion d’effacement est très présente dans la mystique juive. Selon la (...)

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Tous ensemble, nous sommes l’image du Christ

Le concile Vatican II a insisté sur l’unité du genre humain, de la famille
humaine. Cette idée est contenue dans l’Ecriture. Saint Paul écrit
qu’au terme de l’histoire nous formerons un seul Homme nouveau (Eph 2,15)
comme si l’unité était si forte que nous puissions parler à ce moment-
là d’un Homme, alors que l’humanité est faite d’une foule
immense de personnes. "Au terme de la construction du Corps du
Christ, nous devons parvenir, tous ensemble, à ne faire plus qu’un
dans la foi et la (...)

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Ô nuit qui as uni l’amant et l’amante

Dans la Bible le coeur représente la profondeur de l’être, le centre de la personne. 
"Le centre de l’âme c’est Dieu" st Jean de la Croix.
« Je me recueille en moi-même. Et ce « moi-même », cette couche la plus profonde
et la plus riche en moi où je me recueille, je l’appelle Dieu ». Etty Hillesum
La Bible parle aussi de l’esprit. "Dieu est esprit" Jn 4,24 = Dieu est la profondeur de l’être. 
A cause du péché, l’homme est coupé de son centre. Aussi les mystiques décrivent
l’évolution spirituelle comme un (...)

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L’union avec Dieu racontée par des oiseaux

Guidés par la huppe de Salomon, les oiseaux, métaphore de l’âme, partent en quête de Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation du Divin. Tant par sa forme (poésie) que sa thématique (union à Dieu), le Cantique des oiseaux, chef d’oeuvre de la littérature persane, fait immanquablement penser au Cantique des Cantiques de la Bible. Ce texte est disponible chez Spiritualités vivantes (édition poche) sous le titre Le langage des oiseaux.
A l’occasion de la sortie d’une édition illustrée chez Diane de Selliers, (...)

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Marche sur les eaux : laisser Jésus venir à moi dans la nuit de la foi

La nuit, la mer, le vent... Ce décor pourrait symboliser la nuit de la foi telle que Jean de la Croix l’a présentée.
Un autre élément vient appuyer cette interprétation : dans la nuit de la foi, je dois renoncer à trouver Dieu par mes efforts. Il faut que je laisse Dieu venir à moi, faire son oeuvre en moi. N’est-ce pas aussi l’expérience de Pierre ?
“L’âme doit bien savoir ceci : elle a beau ne pas sentir qu’elle marche, elle avance beaucoup plus que si elle mettait ses pieds en mouvement, parce que (...)

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Une seule chair ou un seul coeur ?

Dans l’exégèse biblique, "connaître" quelqu’un signifie le connaître de manière intime, par la sexualité.
Pourtant, la tradition mystique parle d’une autre voie de connaissance : la connaissance par le cœur, comme l’a exprimé le prophète Jérémie : "Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai dans leur coeur... Tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands, déclare le Seigneur. Jr 31, 34
Est-il possible d’accéder à une connaissance intime par le cœur ? "Je ne crois pas au (...)

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L’unité dans la diversité

Jésus a prié pour l’unité entre les hommes, Marthe Robin a dit que la nouvelle Pentecôte conduirait à « l’union des cœurs et l’unité des peuples ». L’unité, est-ce la suppression des différences ?
Dans son testament, Christian de Chergé écrit que « la joie secrète de l’Esprit sera toujours d’établir la communion en jouant avec les différences ». Autrement dit, l’Esprit réalise l’unité en créant de la différence et en jouant avec les différences.
Souvenons-nous de l’épisode de la tour de Babel : tout le monde (...)

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