"Ces petits qui sont mes frères" : aimer avec l’amour du "grand frère"

Dans la parabole du « jugement dernier », c’est la surprise des brebis qui attire l’attention : « quand est-ce que nous t’avons vu... ? » Elles sont tout étonnées d’apprendre qu’elles ont servi Jésus.
La charité ne relève pas d’un calcul, d’une certitude - Dieu ne demande pas de catégoriser les personnes, d’en valoriser certaines, d’ignorer les autres.
Elle est plutôt une « révélation » faite aux « petits frères » de Jésus. En nous lavant les pieds,
Jésus nous a révélé de quel amour il nous aime ; il a répandu (...)

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Laisser pousser notre ivraie avec ste Thérèse

« Experte en humanité », Thérèse de Lisieux recommande d’accueillir avec bienveillance les dynamismes de notre corps et de notre psychologie. Ainsi les tentations contre la pureté ne doivent pas être craintes.
"C’est étonnant comme les âmes perdent facilement la paix à propos de cette vertu [la chasteté] ! Le démon ne l’ignore pas : c’est pourquoi il les tourmente tant à ce sujet. Et pourtant, il n’y a pas de tentation moins dangereuse que celle-là. Le moyen de s’en délivrer, c’est de les regarder avec (...)

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Le Père et moi, nous sommes un (l’amour agapé)

Quand saint Jean affirme que "Dieu est amour", il dit en fait "Dieu est agapé". Ce mot souligne la dimension kénotique de l’amour. La kénose est l’effacement de soi face à l’autre : non pas moi mais toi. Non affirmation de soi mais émerveillement et enrichissement face à l’autre. C’est l’agapé du Christ qui s’est anéanti lui-même jusqu’à la mort sur la croix (Philippiens 2:5-8).
Le Père et moi, nous sommes un. Jn 10,30
"Je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté (...)

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La vraie joie selon saint François (la vérité vous rendra libres)

François d’Assise est souvent décrit comme le saint de la joie. C’est oublier que la joie franciscaine est toujours mêlée de larmes. Dans le fameux récit de la "joie parfaite", François met en scène un frère affamé et frigorifié, que le frère portier refuse d’accueillir en plein hiver et qui pourtant reste intérieurement paisible.
« Tous les maîtres de Paris sont venus à l’Ordre ; ce n’est pas la vraie joie. De même, tous les prélats d’outre-monts, archevêques et évêques ; ce n’est pas la vraie joie ; de (...)

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Avec l’eucharistie, "devenir un avec Lui"

Le Christ nous laisse l’Eucharistie « dans un but bien précis : que nous puissions devenir un avec Lui », a affirmé le pape François dans son allocution avant la prière de l’angélus dimanche 16 août.
Pour le pape Benoît XVI, « l’Eucharistie est une « Pentecôte perpétuelle », parce que chaque fois que nous célébrons la Messe, nous recevons l’Esprit Saint qui nous unit plus profondément au Christ et qui nous transforme en Lui. » Exhort. apost. Sacramentum caritatis, n. 17
"Nous nourrir de Jésus eucharistie signifie (...)

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Marche sur les eaux : laisser Jésus venir à moi dans la nuit de la foi

La nuit, la mer, le vent... Ce décor pourrait symboliser la nuit de la foi telle que Jean de la Croix l’a présentée.
Un autre élément vient appuyer cette interprétation : dans la nuit de la foi, je ne peux plus aller vers Dieu. C’est lui qui va se révéler à moi, se manifester à moi.
“L’âme doit bien savoir ceci : elle a beau ne pas sentir qu’elle marche, elle avance beaucoup plus que si elle mettait ses pieds en mouvement, parce que c’est alors Dieu Lui-même qui la porte dans ses bras. Si elle ne (...)

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Marthe et Marie : "en dehors de moi vous ne pouvez rien faire" Jn 15,5

Marthe s’agite. Ce n’est pas qu’une question de stress. Son coeur est inquiet,
sollicité par l’intendance de la maison.
Jésus ne demande pas à Marthe de renoncer à son travail, à ses obligations matérielles.
Le Royaume n’est pas une fuite de nos responsabilités.
Il nous dit qu’au coeur de l’action nous pouvons avoir un coeur qui veille, qui repose en Dieu - un coeur amoureux. Encore faut-il prendre le temps de nourrir cette intimité.
Là où est ton trésor...
Commençons par ouvrir notre coeur (...)

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L’union avec Dieu racontée par des oiseaux

Guidés par la huppe de Salomon, les oiseaux, métaphores de l’âme, partent en quête de Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation du Divin. Tant par sa forme (poésie) que sa thématique (union à Dieu), le Cantique des oiseaux, chef d’oeuvre de la littérature persane, est à rapprocher du Cantique des Cantiques de la Bible. Qui plus est, ce texte mythique fait apparaître des convergences évidentes entre le soufisme et la spiritualité carmélitaine : est notamment souligné le rôle de l’amour dans la divinisation (...)

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Nuit de l’esprit : quand Dieu nous soumet à la tentation

« O nuit qui m’as guidé ! O nuit plus aimable que l’aube ! O nuit qui as uni l’amant et l’amante ! »
La nuit représente l’action du feu qui imprègne d’abord la surface de l’âme (sensibilité, intelligence) puis ses profondeurs.
Ce feu a d’abord une action bienfaisante, qui réchauffe l’âme à travers de multiples consolations. Ensuite il plonge l’âme dans l’obscurité, afin que le bois devienne feu lui-même.
« Voyez comment le feu embrase une bûche de bois. D’abord il la dessèche, d’où cette âcre fumée (...)

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