"A la Pentecôte, tout le monde semble témoigner" (C. de Chergé)

Dans le débat politique (Frère Aloïs - Eglise de Lille - mars 2014)

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Pratiquer la culture du vrai débat dans le domaine politique implique une écoute sincère de l’autre. Même s’il est éloigné de mon système de pensée, voire de mes convictions profondes, j’ai l’obligation d’essayer de comprendre ce qu’exprime l’autre, de chercher le grain de vérité qui existe dans ce qu’il me dit. Trop souvent, nous refusons d’accorder le bénéfice de la sincérité à ceux qui pensent différemment de nous. Cela ne veut pas dire que toutes les opinions se valent. Mais si nous voulons que la vérité progresse, nous devons bouger dans notre façon de penser pour sortir de nos préjugés.


Dans le domaine éthique (Véronique Margron)

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En éthique, la vérité est une vérité pratique, une vérité en marche. Elle implique donc l’argumentation autant que l’écoute. Dans l’épisode bien connu de la tour de Babel (Gen 11), face à l’uniformité que les hommes veulent ériger en Dieu, le vrai Dieu, lui, recrée de la différenciation par la dispersion des langues. Et c’est ainsi que peut se faire la véritable rencontre ! Il faut apprendre la langue de l’intelligence de l’autre, la langue de sa sensibilité (...) Les "cas limites", comme celui de Vincent Lambert, obligent à une pensée extrêmement nuancée. Voilà qui devrait interdire une pensée manichéenne ou sur l’unique versant de l’injonction "il n’y a qu’à...". Il ne s’agit pas de relativisme mais plutôt de modestie : qui peut prétendre connaître la réalité tout entière et présenter un point de vue parfaitement éclairé ? (La Croix, 20/6/15)


Ecologie humaine : le débat bienveillant

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Le « débat bienveillant » est une action emblématique du courant de l’écologie humaine : il propose une approche renouvelée des grands sujets de société, qui tendent à créer un clivage et opposer des « adversaires », en choisissant en premier lieu d’instaurer des relations humaines de qualité : le dialogue, l’écoute vraie de l’autre, le désir de le rejoindre et de le comprendre, « là où il en est ». D’un point de vue intellectuel, le débat bienveillant souhaite éviter la dialectique « pour »/« contre », qui tend à stériliser la pensée, pour oser s’ancrer dans le réel, partir des situations vécues, décloisonner des sujets en cherchant ensemble des voies nouvelles. Les questions des OGM, du bio, le clivage politique droite–gauche méritent d’être renouvelées par la recherche d’autres voies, et de terrains communs. (www.ecologiehumaine.eu)


Mariage pour tous : éditorial d’Antoine Nouis, pasteur de l’Eglise Réformée, directeur de Réforme (édition du 25/04/2013)

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Les questions du respect des minorités, du rapport à l’autre, des différentes formes de conjugalité et de la filiation sont des questions complexes et passionnantes. Ce sont surtout des questions sur lesquelles on peut avoir des positions nuancées, des doutes, des hésitations indépendamment de sa couleur politique.
Au lieu de cela, le débat s’est rétréci et l’insulte a parfois remplacé les arguments. Ceux qui étaient pour l’ouverture du mariage aux homosexuels ont été soupçonnés de vouloir brader la famille et de sacrifier les enfants ; et ceux qui étaient contre ont été accusés de n’être que des catholiques réactionnaires et passéistes.
Le drame de la polarisation est qu’elle ne laisse aucune place à ceux qui doutent, qui sont prêts à écouter ceux qui pensent différemment, ceux qui trouvent qu’il y a de vrais et bons arguments de part et d’autre. Ceux qui seraient prêts à réfléchir dans la nuance et à chercher des compromis. Ceux-là, on les a peu entendus. Il est tellement plus facile d’avoir une position tranchée, radicale, qui jette l’opprobre sur ses adversaires.


Avec Intouchables

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Ayant reçu l’Esprit Saint, les apôtres parlent la langue des hommes « de toutes les nations » présents à Jérusalem. C’est aussi le « don » que reçoivent Driss et Philippe lorsqu’ils échangent sur leurs goûts musicaux. Chacun accepte d’écouter la « langue » de l’autre : Driss la musique classique, Philippe, le rock. Quitter son milieu, ce n’est perdre son identité, c’est au contraire retrouver ses références d’une manière nouvelle, comme le fait Driss en suscitant des rapprochements improbables entre les deux cultures. Driss montre ainsi qu’il « parle » la langue de Philippe. De son côté, Philippe se laisse déplacer par l’humour de Driss. Chacun reçoit de l’autre pour sa propre croissance, chacun s’est ouvert à quelque chose de plus grand que ce qu’il croyait au départ.


Du Mahatma Gandhi

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La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents.

Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort.

Evoluer et changer de point de vue fait parti de la vie. Une personne qui reste toujours sur ses positions finira par avoir tort. 

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Dans les familles

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Voir aussi :
J’ai besoin de la vérité des autres
L’unité dans la diversité