Prière du publicain = s’abandonner à l’Amour

Le pharisien fait l’inventaire de ses qualités : vie morale exemplaire, action charitable. Cette suffisance est une fermeture du cœur : fermeture à Dieu et aux autres.

Le publicain se sait imparfait mais il ne verse pas dans une autoaccusation qui serait une fermeture du coeur. Se frapper la poitrine, au contraire, c’est briser son esprit ps 50, comme l’enfant qui attend tout de sa mère.

« Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent.
Non, je tiens mon âme en paix et silence ; comme un petit enfant contre sa mère » ps 131

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"Le moyen d’être heureux dans la Petite voix de Thérèse, c’est de s’abandonner à Dieu et de penser à soi le moins possible, ne pas même chercher à se rendre compte si l’on fait des progrès ou non : cela ne nous regarde pas... C’est reconnaître humblement nos mille imperfections et demander avec confiance au bon Dieu de les transformer en amour". Sr Marie de la Trinité, novice de ste Thérèse

S’abaisser c’est laisser Jésus nous laver les pieds, répandre son amour sur nos trahisons passées et futures. Ce n’est pas notre vertu qui nous sauve, mais notre "perméabilité" à l’Amour. Dans cet Amour inconditionnel nous pouvons accueillir nos failles et celles des autres, aimer les autres comme nous-mêmes.

Le regard d’amour que Jésus pose sur Matthieu, la samaritaine, c’est lui qui justifie.
Il allume une Flamme en nos coeurs qui est la vie même de Dieu. S’abaisser c’est laisser
l’Amour agir en nous, prendre possession de notre coeur, de notre agir.

"Ouvre ton coeur et laisse entrer la grâce du Seigneur. Le salut est un don,
et non une façon extérieure de se présenter."
François, tweet du 16/10/18

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« Convertissez-vous car le royaume des cieux est tout proche »

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La conversion selon Jean le Baptiste a ses racines dans le cœur, le coeur qui se laisser toucher par la grâce (la Flamme d’amour apportée par le "nouvel Elie" Mt 17,12). Le repentir vient après : "Je vous baptise dans de l’eau en vue du repentir" Mt 3,11

Jésus reprend l’expression de son cousin en accomplissant la plénitude du Royaume : ce n’est plus à l’homme de s’approcher de Dieu, mais c’est Dieu qui s’approche de l’homme, qui part à la recherche de la brebis perdue, du fils qui s’est détourné de lui avec un coeur rempli d’amour.

« Epargne-moi les remords de Judas, rentrant en lui-même pour ne plus en sortir, épouvanté et désespéré devant son péché. Accorde-moi le repentir de Pierre, rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié. » Saint Augustin

Le salut commence aujourd’hui lorsque je me laisse aimer, écrit le pape François.

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"Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? Est-ce que je me laisse rejoindre par lui, est-ce que je me laisse embrasser, ou bien est-ce que je l’empêche de s’approcher ? ‘‘Mais je cherche le Seigneur’’ – pourrions-nous rétorquer. Toutefois, la chose la plus importante n’est pas de le chercher, mais plutôt de faire en sorte que ce soit lui qui me trouve et qui me caresse avec amour. Voici la question que nous pose l’Enfant par sa seule présence : est-ce que je permets à Dieu de m’aimer" ? Homélie de Noël 2014

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Dans l’évangile de Jean, il est écrit explicitement que « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jn 3, 17-18). Cela signifie alors que ce jugement dernier est déjà à l’œuvre, il commence maintenant, au cours de notre existence. Ce jugement est prononcé à chaque instant de la vie, comme réponse à notre accueil avec foi du salut du Christ présent et actif, ou bien de notre incrédulité, avec la fermeture sur nous-mêmes qui s’ensuit. Mais si nous nous fermons à l’amour de Jésus, c’est nous-mêmes qui nous condamnons. Le salut est de s’ouvrir à Jésus, et Lui nous sauve (...) C’est donc nous qui pouvons devenir, dans un certain sens, les juges de nous-mêmes, en nous auto-condamnant à l’exclusion de la communion avec Dieu et avec nos frères. (audience générale 11 décembre 2013)

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