Une "desperate housewife" découvre les feux de l’amour

Femme abandonnée
La vie de Thérèse fut marquée par les séparations : décès de sa mère lorsqu’elle a quatre ans, entrée de ses sœurs au Carmel, internement de son père en hôpital psychiatrique… D’où une angoisse profonde doublée d’une sensibilité extrême. Une maladie psychique aigüe se déclare à Pâques 1883 : « Je disais et je faisais des choses que je ne pensais pas ; presque toujours je paraissais en délire, disant des paroles qui n’avaient pas de sens (…) Je paraissais souvent évanouie, ne faisant plus le plus léger mouvement, alors je me serais laissé faire tout ce qu’on aurait voulu, même tuer (…) »

Femme au bord de la crise de nerfs
Perfectionniste à l’extrême, Thérèse est en proie à une « terrible maladie des scrupules » : « s’il m’arrivait de faire involontairement une petite peine à une personne que j’aimais, au lieu de prendre le dessus et de ne pas pleurer, je pleurais comme une Madeleine et lorsque je commençais à me consoler de la chose en elle-même, je pleurais d’avoir pleuré ».

Femme amoureuse
Thérèse aspire à aimer et être aimée. Mais son désir se heurte à ses faiblesses, ses blessures : « Comment une âme aussi imparfaite que la mienne peut-elle aspirer à posséder la plénitude de l’amour ? »