"Convertissez-vous car le Royaume s’est approché" Mt 4,17

Se convertir c’est passer de la peur à la confiance, du contrôle à l’abandon.

Dans mes tentations, mes défaillances, je peux ouvrir mon coeur à son Amour.
Le regard d’amour du Père est continuellement posé sur moi, comme il l’a été sur le fils cadet
avant son repentir, comme il l’a été sur Zachée avant sa conversion.

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Les prostituées et les publicains nous précèdent dans le Royaume car ils ouvrent leur coeur
à la proximité (gratuité), contrairement aux 99 brebis.

Leur vie est cabossée, ils n’ont aucun mérite à faire valoir. Mais ils ont confiance.
Confiance que Dieu les aime là où ils sont faibles. Cet Amour peut agir en eux,
vivre en eux : "je suis venu pour que les hommes aient la vie...".

Inversement, nous pouvons penser que les 99 brebis ne laissent pas Jésus s’approcher d’elles.
Comme le fils aîné, comme le jeune homme riche, elles font des efforts pour être aimées de lui,
avoir une belle image (prière assidue, certitudes morales, bénévolat...). Comme les victimes
de la tour de Siloé, ces brebis périront si elles ne se convertissent pas. C’est son Amour
qui donne la vie à notre âme, pas notre vertu.

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Pour le P. Xavier Nys : « l’amour de Dieu est donné. Donc ne cherchez pas à faire des efforts pour le mériter ; c’est quelque chose que l’on doit avant tout accueillir."

"Petit Van, tu n’as pas le moindre degré de vertu et à franchement parler, chez toi, c’est le vide complet ; on ne trouve absolument rien qui présente quelque beauté. Cependant, il ne faut pas t’en attrister. Regarde la fleur, ta sœur Thérèse ; elle a reconnu qu’elle n’avait rien, car elle était vraiment faible, et cette faiblesse l’a amenée à s’abandonner totalement à l’action de mon amour." L’amour me connaît, p.35,41

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" Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voire de vos propres fautes, pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement. Attention ceci est un danger pour nous tous. Mais le plus triste est que cela est complètement contraire à ce que Jésus voudrait et attend de vous dire. Pas seulement qu’Il vous aime, mais davantage : qu’Il vous désire ardemment. Vous Lui manquez quand vous ne vous approchez pas de Lui. Il a soif de vous. Il vous aime en permanence, même quand vous ne vous en sentez pas dignes... Mes enfants, vous n’avez pas à être différents de ce que vous êtes pour que Jésus vous aime. Croyez simplement que vous lui êtes précieux. » Mère Teresa

Le Royaume s’approche des malades, non des bien-portants.

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Les pharisiens "ferment à clef le Royaume des cieux" et "n’y entrent pas" : ils ferment leur coeur à l’Amour de Dieu car ils mettent leur confiance dans leur vertu. Ils "scandalisent" les petits, ceux qui ne sont pas fidèles à la Loi, en les décourageant à la vue de leurs fautes.

"Ta foi t’a sauvée" Lc 7,50 : la femme pécheresse a accueilli la gratuité de l’Amour, elle s’est laissée aimer contrairement au pharisien. En retour elle montre beaucoup d’amour : elle brise le flacon de parfum, symbole de son coeur. "La charité couvre une multitude de péchés".

Sous le regard d’amour de Jésus, le jeune homme riche n’arrive pas à briser son coeur superficiel, son image. Il préfère se sécuriser avec des rites et des connaissances, que de s’abandonner à cet Amour : "pour Dieu tout est possible".

La résistance de Pierre lors de la Cène montre qu’il est difficile de se laisser aimer,
surtout avec des pieds pas très propres ! Finalement les résistances de Pierre seront
vaincues lors de son reniement ; il ne se dérobe pas au regard d’amour de Jésus Lc 22,61.

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"L’Amour ne se paie que par l’amour", écrit Thérèse à la suite de Jean de la Croix.

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L’amour culmine dans la remise de soi à Dieu :
"Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même" PN54.

La pauvre veuve n’a pas pris de son superflu, comme ceux qui avaient les moyens d’offrir des sacrifices d’animaux ; elle a livré son coeur, son intimité. Pour devenir une âme embrasée d’amour, regardons comment le bois s’abandonne
au travail de la flamme pour devenir feu : "Pour Dieu tout est possible".

C’est l’amour qui pousse au sacrifice de la volonté :

"Mes mortifications consistaient à briser ma volonté, toujours prête à s’imposer, à retenir
une parole de réplique, à rendre de petits services sans les faire valoir". (MsA. 68)

"Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite" Mt7,13, "Les violents s’en emparent". Mt11,1


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  • Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 : "Il ne faut pas oublier que le premier élu a été un bandit exécuté comme tel et que les bien-portants, ou ceux qui se jugent comme tel, se sont vu traiter de sépulcre blanchi et autres !"
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JACQUES FESCH - Copie
 

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