Croire en l’amour inconditionnel de Dieu

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Accueillir l’amour de Dieu dans notre humanité ne va pas de soi. Le jeune homme riche n’a pas pu le faire ; quand Jésus le regarde avec amour, un regard qui signifie "je t’aime comme tu es", il préfère se raccrocher à ses perfections, à l’image idéale qu’il s’est créée.

Le fils aîné aussi ferme son coeur ; il accumule les bonnes actions pour mériter l’amour de son père. Il n’a pas compris que l’amour de son père est donné sans condition : "tout ce qui est à moi est à toi".

"Si nous nous fermons à l’amour de Jésus, c’est nous-mêmes qui nous condamnons. Le salut est de s’ouvrir à Jésus, et Lui nous sauve".
François, audience générale 11/12/13

Le regard d’amour du Père est continuellement posé sur nous, comme il l’a été sur le fils cadet avant son retour, comme il l’a été sur Zachée avant sa conversion.

L’amour inconditionnel de Dieu, c’est le Royaume, la part d’héritage qui nous revient :
parabole du fils prodigue, des talents (somme d’argent), ouvriers de la dernière heure.

Voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés. 1 Jn 3,1

Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous
soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. Ep 1,4

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"Convertissez-vous car le Royaume s’est approché"

Jésus annonce que l’amour de Dieu est proche de chacun, quel que soit son parcours et ses péchés. Il manifeste en actes cette proximité, mangeant avec les pécheurs.

Dès lors, la conversion devient possible ; il s’agit en premier lieu d’ouvrir son coeur à l’Amour, de se laisser aimer.

"Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour, parce que c’est de croire en mon amour qui va te changer".
Jésus dans le Testament spirituel de Mère Teresa.

"L’Amour ne se paie que par l’amour", écrit Thérèse

L’Amour inconditionnel de Jésus appelle notre réponse : celle de l’amour.

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C’est l’amour de la femme pécheresse brisant le flacon de parfum, symbole de son coeur brisé. "Le sacrifice qui plaît à Dieu c’est un esprit brisé, d’un coeur brisé tu n’as point de mépris". Ps 50

C’est l’amour de sainte Thérèse qui n’a pas reculé devant les sacrifices et les renoncements. "Je n’ai d’autre moyen de te prouver mon amour, que de jeter des fleurs, c’est-à-dire de ne laisser échapper aucun petit sacrifice, aucun regard..."
"Mes mortifications consistaient à briser ma volonté, toujours prête à s’imposer, à retenir une parole de réplique, à rendre de petits services sans les faire valoir". (Manuscrit A. 68)

Ce sont les trois déclarations d’amour que Jésus demande à Pierre en réparation de ses trois reniements. "Ses péchés lui ont été remis car elle a montré beaucoup d’amour" Lc7,47. "La charité couvre une multitude de péchés".1P 4,8

Amour de Dieu, amour de l’homme : on trouve cette dialectique à plusieurs reprises :

Largesse de Dieu :
"Invite les estropiés, les aveugles et les boiteux" Lc 14,15-24

Engagement de l’homme :
"Et si ta main t’entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton pied t’entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne..." Mc 9,44-46

Largesse de Dieu :
"Pour les hommes, c’est impossible. Pour Dieu, tout est possible". Mt 12,26

Engagement de l’homme :
"Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite". Mt7,13
"Les violents s’en emparent". Mt11,12


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  • Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 : "Il ne faut pas oublier que le premier élu a été un bandit exécuté comme tel et que les bien-portants, ou ceux qui se jugent comme tel, se sont vu traiter de sépulcre blanchi et autres !"
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