"Convertissez-vous car le Royaume s’est approché" Mt 4,17

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L’amour de Dieu est proche de chacun, quels que soient son parcours et ses péchés. Jésus manifeste en actes cette proximité, mangeant avec les pécheurs.

Se convertir c’est accueillir le don de la proximité de Dieu, s’ouvrir à Son Amour.

Dans l’évangile de Jean, la foi est confiance en l’Amour : "Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils... Quiconque croit en Lui a la vie éternelle". Jn 3,16

Dans mes tentations, mes défaillances, je peux ouvrir mon coeur à cet Amour. Le regard d’amour du Père est continuellement posé sur moi, comme il l’a été sur le fils cadet avant son repentir, comme il l’a été sur Zachée avant sa conversion.

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Cet amour nous précède, nous soutient :
"C’est par ta grâce que je peux m’approcher de toi" chant à écouter ici

"C’est seulement à partir du don de dieu, librement accueilli et humblement reçu,
que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus".
François, exhortation sur la sainteté, §56

"Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour,
car c’est de croire en mon amour qui va te changer". Jésus dans le Testament spirituel de Mère Teresa.

Accueillir l’amour de Dieu dans notre humanité ne va pas de soi.

Le jeune homme riche n’a pas pu le faire ; quand Jésus le regarde avec amour, un regard qui signifie
"je t’aime comme tu es", il n’arrive pas à "briser son esprit", son image, ses sécurités.

Si le prêtre et le légiste ignorent l’homme blessé, c’est peut-être parce qu’ils ne laissent pas
le Royaume s’approcher d’eux, les secourir. Ils ignorent qu’ils sont eux-mêmes estropiés.

Les pharisiens "ferment à clef le Royaume des cieux" et "n’y entrent pas" : ils ferment leur coeur à l’amour
de Dieu car ils s’appuient sur leurs mérites, la stricte observance de la Loi. Ils sont les auteurs de leur salut ;
cette fermeture est le "péché contre l’Esprit".

Le fils aîné aussi ferme son coeur. Il est resté serviteur, celui qui exécute les ordres d’un patron, alors qu’il était
appelé à devenir ami (Jn 15,15), à le suivre avec un coeur libre. Peut-être qu’il avait peur : peur de la liberté,
peur de l’amour gratuit. Il n’a pas compris que l’amour de son père est donné sans condition : "tout ce qui est à moi est à toi".

"Si nous nous fermons à l’amour de Jésus, c’est nous-mêmes qui nous condamnons.
Le salut est de s’ouvrir à Jésus, et Lui nous sauve". François, audience générale 11/12/13

La résistance de Pierre lors de la Cène montre qu’il est difficile de se laisser aimer, surtout avec des pieds
pas très propres ! Finalement les résistances de Pierre seront vaincues lors de son reniement ;
il ne se dérobe pas au regard d’amour de Jésus.

Si l’Amour divin est don, il est aussi manque : le Royaume atteint sa plénitude dans la soif de Jésus.

Il a soif de l’amour de la Samaritaine ; il comprend de l’intérieur la soif d’amour de cette femme qui a tant cherché l’amour. La soif de Jésus culmine sur la Croix : soif de l’amour des hommes, de l’amour du Bon Larron. La résurrection n’y change rien : en demandant par trois fois à Pierre "M’aimes-tu ?", Jésus demeure ce mendiant d’amour.

« [Jésus] n’a pas craint de mendier un peu d’eau à la Samaritaine. Il avait soif… Mais en disant : « Donne-moi à boire », c’était l’amour de sa pauvre créature que le Créateur de l’univers réclamait. Il avait soif d’amour…
Jésus n’a pas besoin de nos œuvres, mais seulement de notre amour" Thérèse de Lisieux

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"Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voire de vos propres fautes, pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement. Attention ceci est un danger pour nous tous. Mais le plus triste est que cela est complètement contraire à ce que Jésus voudrait et attend de vous dire. Pas seulement qu’Il vous aime, mais davantage : qu’Il vous désire ardemment. Vous Lui manquez quand vous ne vous approchez pas de Lui. Il a soif de vous. Il vous aime en permanence, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n’êtes pas acceptés par les autres - ou même parfois par vous-même - Il est Celui qui toujours vous accepte. Mes enfants, vous n’avez pas à être différents de ce que vous êtes pour que Jésus vous aime. Croyez simplement que vous lui êtes précieux. » Mère Teresa

L’amour inconditionnel de Dieu, c’est la part d’héritage qui nous revient : parabole du fils prodigue, des talents (somme d’argent), ouvriers de la dernière heure (salaire).

Voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés. 1 Jn 3,1

Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous
soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. Ep 1,4

"L’Amour ne se paie que par l’amour", écrit Thérèse à la suite de Jean de la Croix.

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C’est l’amour de la femme pécheresse brisant le flacon de parfum, symbole de son coeur brisé ; un geste que Jésus qualifie d’immense preuve d’amour. "Le sacrifice qui plaît à Dieu c’est un esprit brisé, d’un coeur brisé tu n’as point de mépris". Ps 50 Au préalable cette femme a cru en l’Amour : "Ta foi t’a sauvée" Lc 7,50.

Ce sont les trois déclarations d’amour que Jésus demande à Pierre en réparation de ses trois reniements. "Ses péchés lui ont été remis car elle a montré beaucoup d’amour" Lc7,47. "La charité couvre une multitude de péchés".1P 4,8

C’est l’amour de sainte Thérèse qui n’a pas reculé devant les sacrifices et les renoncements. "Je n’ai d’autre moyen de te prouver mon amour, que de jeter des fleurs, c’est-à-dire
de ne laisser échapper aucun petit sacrifice, aucun regard..."
"Mes mortifications consistaient à briser ma volonté, toujours prête à s’imposer, à retenir une parole
de réplique, à rendre de petits services sans les faire valoir". (Manuscrit A. 68)

L’amour culmine dans la remise de soi à Dieu : "Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même" PN54.
L’homme ne peut par ses propres forces, sa propre prière, atteindre Dieu. Il s’agit plutôt de s’en remettre
à lui, comme le bois s’abandonne à la flamme pour devenir feu ; de cette manière ce n’est plus nous qui
vivons, mais Dieu qui vit en nous. L’offrande de soi-même "vaut mieux que tous les holocaustes et les sacrifices" Mc12,33. "Le sacrifice qui plaît à Dieu c’est un esprit brisé". Ps 50

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Amour de Dieu, amour de l’homme : on trouve cette dialectique à plusieurs reprises :

Largesse de Dieu :
"Pour les hommes, c’est impossible. Pour Dieu, tout est possible". Mt 12,26

Engagement de l’homme :
"Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite". Mt7,13
"Les violents s’en emparent". Mt11,12


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  • Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 : "Il ne faut pas oublier que le premier élu a été un bandit exécuté comme tel et que les bien-portants, ou ceux qui se jugent comme tel, se sont vu traiter de sépulcre blanchi et autres !"
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JACQUES FESCH - Copie
 

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