"Convertissez-vous car le Royaume s’est approché" Mt 4,17

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L’amour de Dieu est proche de chacun, quels que soient son parcours et ses péchés. Jésus manifeste en actes cette proximité, mangeant avec les pécheurs.

Se convertir c’est accueillir le don de la proximité de Dieu, s’ouvrir à Son Amour.

Dans l’évangile de Jean, la foi est confiance en l’Amour : "Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils... Quiconque croit en Lui a la vie éternelle". Jn 3,16

Dans mes tentations, mes défaillances, je peux ouvrir mon coeur à cet Amour. Le regard d’amour du Père est continuellement posé sur moi, comme il l’a été sur le fils cadet avant son retour, comme il l’a été sur Zachée avant sa conversion.

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Peu à peu cet amour va me transformer :

"Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour,
car c’est de croire en mon amour qui va te changer". Jésus dans le Testament spirituel de Mère Teresa.

Accueillir l’amour de Dieu dans notre humanité ne va pas de soi.

Le jeune homme riche n’a pas pu le faire ; quand Jésus le regarde avec amour, un regard qui signifie
"je t’aime comme tu es", il se protège derrière son identité religieuse.

Le fils aîné aussi ferme son coeur ; il accumule les bonnes actions pour être aimé de son père.
Il n’a pas compris que l’amour est donné sans qu’on le mérite : "tout ce qui est à moi est à toi".

"Si nous nous fermons à l’amour de Jésus, c’est nous-mêmes qui nous condamnons.
Le salut est de s’ouvrir à Jésus, et Lui nous sauve". François, audience générale 11/12/13

Si l’Amour divin est don, il est aussi manque : le Royaume atteint sa plénitude dans la soif de Jésus.

Il a soif de l’amour de la Samaritaine ; il comprend de l’intérieur la soif d’amour de cette femme, elle qui a tant cherché l’amour. La soif de Jésus culmine sur la Croix : soif de l’amour des hommes, de l’amour du Bon Larron. La résurrection n’y change rien : en demandant par trois fois à Pierre "M’aimes-tu ?", Jésus demeure ce mendiant d’amour.

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« [Jésus] n’a pas craint de mendier un peu d’eau à la Samaritaine. Il avait soif… Mais en disant : « Donne-moi à boire », c’était l’amour de sa pauvre créature que le Créateur de l’univers réclamait. Il avait soif d’amour… Jésus n’a pas besoin de nos œuvres, mais seulement de notre amour" Thérèse de Lisieux

"Jésus vous désire ardemment. Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui. Il a soif de vous. Lorsque vous n’êtes pas acceptés par les autres – ou même parfois par vous-même – il est celui qui, toujours, vous accepte. Il vous aime en permanence, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Mes enfants, vous n’avez pas à être différents de ce que vous êtes pour que Jésus vous aime. Croyez simplement que vous lui êtes précieux. » Mère Teresa

L’amour inconditionnel de Dieu, c’est la part d’héritage qui nous revient : parabole du fils prodigue, des talents (somme d’argent), ouvriers de la dernière heure (salaire).

Voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés. 1 Jn 3,1

Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous
soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. Ep 1,4

"L’Amour ne se paie que par l’amour", écrit Thérèse

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C’est la femme pécheresse brisant le flacon de parfum, symbole de son coeur brisé ; un geste que Jésus qualifie d’immense preuve d’amour. "Le sacrifice qui plaît à Dieu c’est un esprit brisé, d’un coeur brisé tu n’as point de mépris". Ps 50

Ce sont les trois déclarations d’amour que Jésus demande à Pierre en réparation de ses trois reniements. "Ses péchés lui ont été remis car elle a montré beaucoup d’amour" Lc7,47. "La charité couvre une multitude de péchés".1P 4,8

C’est l’amour de sainte Thérèse qui n’a pas reculé devant les sacrifices et les renoncements. "Je n’ai d’autre moyen de te prouver mon amour, que de jeter des fleurs, c’est-à-dire
de ne laisser échapper aucun petit sacrifice, aucun regard..."
"Mes mortifications consistaient à briser ma volonté, toujours prête à s’imposer, à retenir une parole
de réplique, à rendre de petits services sans les faire valoir". (Manuscrit A. 68)

L’amour culmine dans la remise de soi à Dieu : "Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même" PN54.
L’homme ne peut par ses propres forces, sa propre prière, atteindre Dieu. L’enjeu est de s’en remettre
à lui, de lui livrer notre cœur pour qu’il le transforme selon sa ressemblance. Cette offrande "vaut
mieux que tous les holocaustes et les sacrifices" Mc12,33.

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Amour de Dieu, amour de l’homme : on trouve cette dialectique à plusieurs reprises :

Largesse de Dieu :
"Pour les hommes, c’est impossible. Pour Dieu, tout est possible". Mt 12,26

Engagement de l’homme :
"Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite". Mt7,13
"Les violents s’en emparent". Mt11,12


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  • Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 : "Il ne faut pas oublier que le premier élu a été un bandit exécuté comme tel et que les bien-portants, ou ceux qui se jugent comme tel, se sont vu traiter de sépulcre blanchi et autres !"
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JACQUES FESCH - Copie
 

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