Une amitié entre pauvres

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Le Royaume n’est pas l’accomplissement de la toute-puissance du Christ, il est d’abord cette amitié entre pauvres que Jésus a vécue avec la samaritaine, le bon larron, Zachée...

A la suite de Jésus, les disciples en mission vivent le dépouillement. N’emporter ni sac, ni tunique de rechange... pour recevoir des autres le nécessaire : un verre d’eau, un sourire... Ces gestes de bonté ne manifestent-ils pas que le Royaume est tout proche, déjà présent dans la vie des hommes ?

Le riche de la parabole n’a pas expérimenté cette vulnérabilité. Plus que sa richesse matérielle, c’est la peur (de l’avenir, des autres) et l’autosuffisance qui constituent son enfer(mement).
Le riche se suffit à lui-même, Lazare dépend des autres et de Dieu.

Le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne en Autriche, a pris chez lui
son neveu toxicomane pendant cinq ans. Malgré l’attention qu’il lui a prodiguée,
Louis-Joseph est mort d’une overdose.

Bienheureuse impuissance qui nous conduit à devenir "pauvre avec le pauvre" :
ne plus chercher à faire changer l’autre, mais l’aimer pour lui-même dans les
moments lumineux comme dans ses chutes. Devenir nous-mêmes fragiles en
abandonnant nos masques de perfection, de toute-puissance.

"S’agit-il d’un échec ? Mais qu’est-ce, au fond, qu’une vie réussie ?"

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