Marthe et Marie : "Cherchez d’abord le Royaume..."

Marthe s’agite. Ce n’est pas qu’une question de stress. Son coeur est accaparé par l’intendance du foyer. Or notre coeur est fait pour reposer en Dieu.

Cherchez d’abord le Royaume...

Jésus ne demande pas à Marthe de renoncer à son travail, à ses obligations matérielles.
Le Royaume n’est pas une fuite de nos responsabilités.

Il nous dit qu’au coeur de l’action nous pouvons avoir un coeur libre pour le Seigneur,
un coeur amoureux. Encore faut-il prendre le temps de nourrir cette intimité.

Elle ne lui sera pas dérobée

Cette part, c’est l’amour divin présent dans notre cœur que ni mites ni voleurs ne peuvent subtiliser.

Le voleur pourrait être Satan. Ne cherche-t-il pas à s’emparer de notre coeur en l’empêchant de
brûler d’amour pour Dieu ? Pour cela il le séduit avec d’autres besoins : biens matériels, ambition sociale...

Pour déjouer les assauts de Satan, Jésus nous invite à identifier le trésor que notre coeur cherche :
la vie de Dieu en nous, la présence de son agapè. Tout le reste passera 1Co12,31.

Les mystiques disent que le démon n’a pas accès au centre de l’âme illuminé par la lumière divine.
Ces âmes appartiennent à Jésus, elles sont imprégnées de son amour même dans les activités profanes.

Là où est ton trésor...

Quand je fais les magasins, je suis heureuse sur le moment, puis la déception me gagne.
Ce n’est pas "la vraie nourriture" que mon coeur cherche.

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Dans notre vie quotidienne, mettons-nous à l’écoute de notre coeur : quelles sont les préoccupations qui l’assaillent ? Les biens matériels peuvent-ils lui apporter une satisfaction durable ? Comment entretenir le feu qui s’allume dans nos profondeurs lors de l’adoration ou l’eucharistie ?

Veillez !

Commençons par ouvrir notre coeur comme une fleur s’ouvre à la chaleur du soleil. L’amour de Dieu se donne à nous à chaque instant.

Prenons des temps pour permettre à notre coeur de se réchauffer : adoration eucharistique, recueillement après la communion...

Veillons sur cette présence amoureuse afin que notre coeur demeure dans l’Amour.

"Je ne lui dis rien, je l’aime". Thérèse de Lisieux

Sainte Thérèse a vécu l’action dans la contemplation

« ... Oh ! que je voudrais me faire magnétiser par Jésus !... Avec quelle douceur je lui ai remis ma volonté ! Oui, je veux qu’il s’empare de mes facultés, de telle sorte que je ne fasse plus des actions humaines et personnelles, mais des actions toutes divines, inspirées et dirigées par l’Esprit d’amour ».

"Je comprends et je sais par expérience que le Royaume de Dieu est au-dedans de nous… Jamais je n’ai entendu parler Jésus mais je sens qu’Il est en moi, à chaque instant ; Il me guide, m’inspire ce que je dois dire ou faire… Je découvre juste au moment où j’en ai besoin des lumières que je n’avais pas encore vues, ce n’est pas le plus souvent pendant mes oraisons qu’elles sont le plus abondantes, c’est plutôt au milieu des occupations de la journée…”

Cette oraison d’amour est appelée à irriguer notre quotidien. Alors notre vie tout entière sera prière. Notre âme sera toujours avec Dieu, même dans les activités profanes.

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"Deux femmes seront à moudre ensemble : l’une sera prise, l’autre laissée" Lc 17,35

La ligne de fracture entre les deux femmes ne se situe pas entre l’action et la contemplation. Luc nous dit qu’au coeur de l’action nous pouvons avoir un coeur qui veille, un coeur amoureux, un coeur qui se laisse embraser.