Parabole du festin : "c’est la confiance qui nous conduit à l’Amour"

JPG - 13.7 ko

Célébrer les noces avec Dieu, c’est vivre de son amour au plus intime de notre âme, dans la "chambre" de notre coeur. A chaque instant de notre vie, Dieu frappe à notre porte : "es-tu prêt à m’ouvrir ton coeur ? A recevoir mon Amour comme un enfant ?".

Dieu appelle, Dieu fait les premiers pas, mais les invités ne s’approchent pas beaucoup de lui. Leur coeur se laisse séduire par le prestige social, le bien-être matériel, les divertissements. L’invité qui vient de se marier a un amour préférentiel pour sa famille.

Dans cette parabole, Jésus nous demande de le mettre à la première place dans nos coeurs. Cela veut dire rechercher son Amour comme un trésor, passer du temps avec lui, laisser notre coeur se réchauffer au contact de sa Flamme.

La première invitation s’adresse à l’Eglise, aux chrétiens fidèles. Blessé par l’indifférence des premiers invités, le Seigneur révèle son amour aux "estropiés" :
"Le Royaume vous sera enlevé pour être confié à un peuple qui lui fera porter son fruit" Mt 21,43.

Un autre enseignement de cette parabole mérite d’être souligné : ce n’est pas notre vertu
qui nous rend agréables aux yeux de Dieu.
Au contraire : il délaisse les 99 brebis
qui mettent leur confiance dans leur vertu et va à la recherche de la brebis perdue,
désireux de communiquer son Amour aux âmes qui attendent tout de lui.

Aussi les premiers invités peuvent espérer avoir le Royaume dans leur coeur malgré leur infidélité.

JPG - 71.4 ko

Si nous lui faisons confiance, le Père nous revêtira de son Amour, comme le fils cadet - Lc 15,22.

Le vêtement de noces représente le « cœur nouveau », le coeur du Fils qui aime en nous.

JPG - 22 ko

L’homme qui garde le silence n’a pas cette confiance. Il commet le péché contre l’Esprit, "qui n’est pardonné ni dans ce monde, ni dans l’autre Mt 12,31". A rebours de cette fermeture du coeur, prions l’Esprit Saint de nous garder dans la confiance, abandonnons-nous à son Amour : telle est la conversion qu’il nous appartient de vivre "en ce monde".

Dans cette parabole, ce n’est pas la sévérité du maître qui est pointée, mais la responsabilité des hommes : ce sont eux qui s’excluent de la communion avec Dieu en raison de leur manque de confiance. Les coups du serviteur infidèle Lc 12,47 représentent sûrement moins une punition divine, que le regret d’être passé à côté du don de Dieu.

Les âmes nées d’eau et d’esprit possèdent la vision béatifique et participent à la première résurrection Ap 20,6. Elles entrent dans le Royaume petit à petit, en fonction de leur degré d’union avec le Seigneur.

Ceux qui n’ont pas en eux la vie du Fils "seront jetés dehors" Mt 8,11. Le refus du pardon Mt 6,15, la jalousie devant le sort fait aux ouvriers de la dernière heure Mt 20,1-16 ainsi que l’attrait pour les prodiges Lc 17,23 nous éloignent de la communion avec le Fils.

Dieu veut que "tous les hommes soient sauvés" 1Ti 2,4.

A la fin du monde, de "l’autre monde", le roi prendra dans sa communion d’amour ceux qui auront été "jetés dehors" Mt 8,11. Mais le Royaume n’est pas la passivité, l’homme doit s’engager lorsque le roi l’invite. Las, il reste muet. Il aurait pu dire : « j’ai confiance en ton amour » ou « chasse de mon cœur toute crainte » . Par orgueil ou par peur, il se ferme à l’Amour et ce faisant, se condamne lui-même.

"A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera"

JPG - 22 ko

A rebours de cette chute pessimiste, l’annonce de Marie à Fatima semble signifier qu’à la fin du monde, le coeur de tous les hommes resplendira de l’Amour de Dieu, la peur sera vaincue :

« l’amour parfait chasse la crainte » 1 Jn 4,18

"Si l’on disait aux damnés : Pourquoi êtes-vous en enfer ? Ils répondraient : Pour avoir résisté au Saint-Esprit. Si l’on disait aux saints : – Pourquoi êtes-vous au ciel ? Ils répondraient : Pour avoir écouté le Saint-Esprit." Saint Curé d’Ars

"Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voire de vos propres fautes, pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement." Mère Teresa

"Estimer que sa misère est plus grande que ma miséricorde, voilà le péché irrémissible, qui n’est pardonné ni en ce monde ni dans l’autre. Aussi, le désespoir de Judas fut-il plus offensant pour moi et plus douloureux pour mon Fils, que sa trahison elle-même." Catherine de Sienne, Dialogue, chap. 38

« Epargne-moi les remords de Judas, rentrant en lui-même pour ne plus en sortir, épouvanté et désespéré devant son péché. Accorde-moi le repentir de Pierre,
rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié. » Saint Augustin

JPG - 234.6 ko