Pharisien ou publicain, l’important est d’ouvrir son coeur

Le pharisien passe en revue ses qualités, se repose sur sa perfection morale. Comme le jeune homme riche, il veut obtenir la vie éternelle par sa vertu, sa piété.

Le publicain aussi pourrait se mettre en scène, vouloir obtenir la vie éternelle en récitant une "bonne" prière.

"Ouvre ton coeur et laisse entrer la grâce du Seigneur. Le salut est un don,
et non une façon extérieure de se présenter." François, tweet du 16/10/18

Ce n’est pas d’abord la prière que Jésus met en valeur chez le publicain, mais sa confiance, son abandon.
Ouvrir son cœur c’est se laisser aimer tel que l’on est.

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"Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? Est-ce que je me laisse rejoindre par lui, est-ce que je me laisse embrasser, ou bien est-ce que je l’empêche de s’approcher ? ‘‘Mais je cherche le Seigneur’’ – pourrions-nous rétorquer. Toutefois, la chose la plus importante n’est pas de le chercher, mais plutôt de faire en sorte que ce soit lui qui me trouve et qui me caresse avec amour. Voici la question que nous pose l’Enfant par sa seule présence : est-ce que je permets à Dieu de m’aimer" ? Homélie de Noël 2014

Cet amour gratuit, c’est lui qui justifie. Si je l’accueille, il me pénètrera jusque dans les zones
les plus obscures de mon être. Tout sera aimé, sauvé.

« Convertissez-vous car le royaume des cieux est tout proche »

La conversion selon Jean le Baptiste a ses racines dans le cœur, elle est ouverture à la Grâce
(la Flamme d’amour apportée par le "nouvel Elie" Mt 17,12) et aveu des péchés avec un
coeur brisé
(repentance). "Je vous baptise dans de l’eau en vue du repentir" Mt 3,11

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Jésus reprend l’expression de son cousin en accomplissant la plénitude du Royaume : ce n’est plus à l’homme de s’approcher de Dieu, mais c’est Dieu qui s’approche de l’homme, qui part à la recherche de la brebis perdue avec un coeur rempli d’amour. Il se met à notre hauteur (le shabbat fait pour l’homme). A celui qui manque de se noyer, il lance une, dix, cinquante bouées, tout en lui apprenant à nager. Le Royaume est proche des coeurs blessés et malades. Alors accueillons son Amour surtout dans nos manques.

La femme pécheresse brise le flacon de parfum, symbole de son coeur brisé, en signe de repentir.
Au préalable elle a décelé en Jésus un Amour infini, s’est laissée aimer : "Ta foi t’a sauvée" Lc 7,50.
De même pour le fils cadet : son père l’attend avec un coeur rempli d’amour. Il a accueilli cette grâce,
ce don, contrairement à son frère. C’est par ta grâce que je peux m’approcher de toi..
C’est seulement après avoir accueilli ce don qu’il se repent.

Si par peur ou par orgueil je ferme mon coeur à cet Amour, je m’exclus de la communion avec Dieu ; c’est le péché contre l’Esprit Saint Mt 12,31 :

"Estimer que sa misère est plus grande que ma miséricorde, voilà le péché irrémissible, qui n’est pardonné
ni en ce monde ni dans l’autre. Aussi, le désespoir de Judas fut-il plus offensant pour moi et plus
douloureux pour mon Fils, que sa trahison elle-même." Catherine de Sienne, Dialogue, chap. 38

« Epargne-moi les remords de Judas, rentrant en lui-même pour ne plus en sortir,
épouvanté et désespéré devant son péché. Accorde-moi le repentir de Pierre,
rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié. » Saint Augustin

"Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voire de vos propres fautes,
pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement." Mère Teresa

"Si l’on disait aux damnés : –Pourquoi êtes-vous en enfer ? Ils répondraient : Pour avoir résisté au Saint-Esprit.
Si l’on disait aux saints : – Pourquoi êtes-vous au ciel ? Ils répondraient : Pour avoir écouté le Saint-Esprit."
Saint Curé d’Ars

Le salut commence aujourd’hui lorsque je me laisse aimer par Dieu, écrit le pape François.

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Dans l’évangile de Jean, il est écrit explicitement que « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jn 3, 17-18). Cela signifie alors que ce jugement dernier est déjà à l’œuvre, il commence maintenant, au cours de notre existence. Ce jugement est prononcé à chaque instant de la vie, comme réponse à notre accueil avec foi du salut du Christ présent et actif, ou bien de notre incrédulité, avec la fermeture sur nous-mêmes qui s’ensuit. Mais si nous nous fermons à l’amour de Jésus, c’est nous-mêmes qui nous condamnons. Le salut est de s’ouvrir à Jésus, et Lui nous sauve ; si nous sommes pécheurs — et nous le sommes tous — nous lui demandons pardon et si nous allons à Lui avec cette envie d’être bons, le Seigneur nous pardonne. Mais pour cela, nous devons nous ouvrir à l’amour de Jésus, qui est plus fort que toutes les autres choses. L’amour de Jésus est grand, l’amour de Jésus est miséricordieux, l’amour de Jésus pardonne ; mais tu dois t’ouvrir et s’ouvrir signifie se repentir, s’accuser des choses qui ne sont pas bonnes et que nous avons faites. C’est donc nous qui pouvons devenir, dans un certain sens, les juges de nous-mêmes, en nous auto-condamnant à l’exclusion de la communion avec Dieu et avec nos frères. (audience générale 11 décembre 2013)

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