Tous ensemble nous sommes l’image du Christ

"Moi en eux... pour qu’ils parviennent à l’unité" : C’est Jésus, présent dans les coeurs
à travers les flammes de son Amour, qui réalise l’unité.

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Saint Paul écrit qu’au terme de l’histoire nous formerons un seul Homme nouveau (Eph 2,15) comme si l’unité était si forte que nous puissions parler à ce moment-là d’un Homme, alors que l’humanité est faite d’une foule immense de personnes.

"Au terme de la construction du Corps du Christ, nous devons parvenir, tous ensemble, à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance de Fils de Dieu, et à consti­tuer cet Homme parfait, dans la force de l’âge, qui réalise la plénitude du Christ" (Eph 4,13).

Ce dessein est présent dès la première page de la Bible. Quand Dieu dit : "Faisons l’adam à notre image", il ne dit pas “Créons monsieur Adam", ni "Créons les hommes mâles". Non, il dit "Créons l’humanité, le genre humain". Le premier homme contenait en lui l’humanité tout entière, c’est-à-dire toutes les âmes à venir. Adam désigne à la fois chaque être humain et toute l’humanité : l’Homme-Humanité. C’est donc toute l’humanité qui est "à l’image de Dieu".
http://biblique.blogspirit.com/archive/2006/09/01/adam-l-humain.html

Jésus, Adam accompli, reconstitue l’unité adamique. Son corps mystique récapitule tous les hommes, dans leur diversité, comme le révèle la photo ci-contre réalisée par l’aumônerie de Péronne (Somme) en 1982. Son visage est l’agrégation de tous les êtres, de tous les cœurs (cf. Marthe Robin).

marthe 1 - Copie

Quand l’Amour de Dieu illumine son coeur profond, Elisabeth de la Trinité
se sait pleinement unie à sa mère :

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« Nous entrerons au plus intime de nous-mêmes, là où demeurent le Père, le Fils et l’Esprit saint et en eux nous serons tout une ».

"Continue de communier aux Trois, c’est là le centre où nous nous retrouvons."

« Daigne m’unir à toi, Vigne Sainte et sacrée
Et mon faible rameau te donnera son fruit
Et je pourrai t’offrir une grappe dorée
Seigneur, dès aujourd’hui.
Cette grappe d’amour, dont les grains sont des âmes
Je n’ai pour la former que ce jour qui s’enfuit
Ah ! donne-moi, Jésus, d’un Apôtre les flammes
Rien que pour aujourd’hui. »
Thérèse de Lisieux, Rien que pour aujourd’hui

Dans la Genèse, le fruit consommé représente peut-être une connaissance charnelle, qui s’approprie l’autre. Alors que nous devions parvenir à une connaissance infuse,
en laissant circuler l’amour divin dans nos profondeurs.

"Pour le croyant, le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l’intérieur,
en reconnaissant les liens par lesquels le Père nous a unis à tous les êtres".Laudato si’, 220

Jésus se désigne comme le "Fils de l’homme". Ce terme apparaît au tout début de la Genèse  :
au commencement il y a l’adam, qui est ben ha-adamah, c’est-à-dire "fils de la terre, fils du sol".
Avec la création de la femme, l’adam se façonne en "fils d’homme", ben adam,
c’est-à-dire l’homme humanisé, l’homme abouti à travers la rencontre de l’autre.

Les jours du "Fils de l’homme" semblent marquer une étape dramatique dans l’histoire de l’humanité.
Non pas une apparition extraordinaire de Jésus, dans les nuées. Mais plutôt une manifestation de
sa présence dans notre humanité. La fin du monde n’est pas la destruction de tout, mais la rencontre
de nous tous avec le Christ, l’illumination de notre âme dans son Amour. Dans cet Amour, l’union
des coeurs se réalisera.

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Le mot « génération » accompagne la manifestation du Fils de l’homme. Cette « génération » est celle qui est contemporaine de Jésus mais aussi celle qui doit accueillir son avènement lorsque les temps seront accomplis. Cette « génération » a pour tâche de mettre au monde Jésus, afin que son image prenne peu à peu forme dans les âmes, la nôtre et celle des autres.