Une "desperate housewife" découvre les feux de l’Amour

Femme abandonnée
La vie de Thérèse fut marquée par les séparations : décès de sa mère lorsqu’elle a quatre
ans, entrée de ses sœurs au Carmel, internement de son père en hôpital psychiatrique…
D’où une angoisse profonde doublée d’une sensibilité extrême. Une maladie psychique
aigüe se déclare à Pâques 1883 : « Je disais et je faisais des choses que je ne pensais
pas ; presque toujours je paraissais en délire, disant des paroles qui n’avaient pas de
sens (…) Je paraissais souvent évanouie, ne faisant plus le plus léger mouvement,
alors je me serais laissé faire tout ce qu’on aurait voulu, même tuer (…)
 »

Femme au bord de la crise de nerfs
Perfectionniste à l’extrême, Thérèse est en proie à une « terrible maladie des scrupules » :
« s’il m’arrivait de faire involontairement une petite peine à une personne que j’aimais,
au lieu de prendre le dessus et de ne pas pleurer, je pleurais comme une Madeleine et
lorsque je commençais à me consoler de la chose en elle-même, je pleurais d’avoir
pleuré ».

Femme amoureuse
Thérèse aspire à aimer et être aimée. Mais son idéal se heurte à ses faiblesses, ses
blessures : « Comment une âme aussi imparfaite que la mienne peut-elle aspirer
à posséder la plénitude de l’amour ? »

"L’Amour m’a choisie..."

Mystère de l’appel... Thérèse s’en émerveille au début de son autobiographie :

"Ouvrant le Saint Evangile, mes yeux sont tombés sur ces mots : "Jésus étant monté
sur une montagne, il appela à Lui ceux qu’il lui plut ; et ils vinrent à Lui." (St Marc,
chap. III, v.13). Voilà bien le mystère de ma vocation, de ma vie tout entière...
Il n’appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu’il lui plaît ou comme le dit saint Paul :
"Dieu a pitié de qui Il veut et Il fait miséricorde à qui Il veut faire miséricorde... " (Rm. 9, 1)

A la suite de ste Thérèse, le pape François annonce la proximité du Royaume, de l’Amour de Dieu :

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Le salut n’est pas mérité, mais donné — le salut est gratuit —, de sorte que « les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers » (Mt 20, 16). Homélie du 24/9/17

Dieu aime en premier. Dieu ne nous aime pas parce qu’il y a en nous une quelconque raison qui puisse susciter l’amour. Son amour est inconditionnel. Audience du 14 juin 2017

L’amour de Dieu est gratuit. Il ne nous demande rien en échange ; il demande seulement de l’accueillir. Tweet du 23/6/15

Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? Est-ce que je me laisse rejoindre par lui, est-ce que je me laisse embrasser, ou bien est-ce que je l’empêche de s’approcher ? ‘‘Mais je cherche le Seigneur’’ – pourrions-nous rétorquer. Toutefois, la chose la plus importante n’est pas de le chercher, mais plutôt de faire en sorte que ce soit lui qui me trouve et qui me caresse avec amour. Voici la question que nous pose l’Enfant par sa seule présence : est-ce que je permets à Dieu de m’aimer ? Homélie de Noël 2014

La tendresse de Dieu est au coeur du message de Marthe

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« Je voudrais être partout à la fois pour dire et redire au monde combien le Bon Dieu est bon. A quel point il est Père, et Père plein de bonté et de miséricorde. »

« Quand on a compris que Dieu est Amour, qu’il est notre Père et qu’il nous aime, oh ! alors, je crois que l’on a tout compris. Le bon Dieu ne fait jamais peur, la peur n’est pas une attitude d’enfant, un enfant n’a pas peur de son père. »